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 every breath you take. Rosie & Harvey

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MessageSujet: every breath you take. Rosie & Harvey   Lun 11 Nov - 13:08


Every breath you take

Rosie & Harvey

J'avais décidé de me rendre à la librairie, profitant d'un moment de calme dans ma soirée pour me recentrer sur moi-même. J'aimais y aller en fin de journée, ça avait quelque chose de charmant, le soleil allait se coucher, tout le monde ou presque quittait ses bureaux, c'était comme une deuxième journée qui commençait. J'avais passé ma journée entière chez les Drapper, essayant tant bien que mal de répondre aux attentes de mon patron, qui était drôlement sur les nerfs. Il faut dire que ses rendez-vous semblaient mal coïncider et il n'avait presque plus de temps pour lui. Bref, il semblait au bord de l'explosion à chaque seconde et je tentais tant bien que mal de gérer ses sautes d'humeur du mieux que je pouvais. Lucy était partie avec ma mère faire des examens médicaux importants bien en dehors de Kingston, où nous n'étions pas équipés pour ce genre de choses, et je ne pouvais donc pas aller déguster un gâteau avec elle quelque part, comme j'en avais l'habitude. Lucy était pour moi le centre de mon monde, comme une petite chose fragile à laquelle il fallait sans cesse faire attention. Et gare à celui qui s'en approcherait de trop près ou lui ferait du mal ! C'était pourtant une adulte dorénavant, mais pour moi, elle avait toujours dix ans.

Je ne pénétrais donc dans la belle libraire d'Harlow, le parquet craquant sous mes pas dans une joyeuse mélodie familière. J'adorais venir me perdre ici pendant des heures. C'était soudain comme si je sortais de moi-même, comme si je m'élevais vers autre chose, je m'oubliais simplement, et c'était délicieusement bon. Je n'avais pas d'ouvrage particulier en tête, mais je savais que j'allais ressortir de cette librairie les bras chargés de bouquins alors que j'avais déjà une dizaine de lecture en attente sur l'étagère de mon appartement. Je n'étais pourtant pas du genre à entasser, mais les livres faisaient exception. Je me promenais donc dans les rayonnages, lisant quelques quatrièmes de couverture au hasard, cherchant les perles qui méritaient selon moi leur place dans mon appartement. J'adorais l'odeur du papier, la sensation que j'avais lorsque je tournais les pages, la place que finissaient par prendre les histoires, les messages et les personnages dans notre vie, comme s'ils sortaient de la fiction.

Je lisais donc la quatrième de couverture d'un ouvrage quelconque quand j'aperçus une chevelure qui m'était familière et je l'identifiai tout de suite : c'était Rosie. Il était vrai que son absence de la demeure familiale m'avait interloqué ce matin, mais ma journée avait été tant chargée que je n'avais pas eu trop le temps de m'interroger longuement sur le pourquoi de cette absence. Mais maintenant, je me surpris à retourner dans mon esprit tout ce qu'elle avait pu faire de sa journée, avant de se retrouver ici, comme quoi. Ça avait quelque chose de nouveau, c'était une des premières fois que nous nous croisions tous seuls en dehors de la maison des Drapper. D'habitude, nos rencontres se résumaient à un repas autour de la table familiale, une altercation dans un couloir, une petite remarque lancée devant la porte d'entrée. Mais c'était tout. Elle semblait elle aussi absorbée par je ne sais quel livre. Je m'avançais donc vers elle et lançais, à distance :

                - T'en as pas marre de me suivre ?

J'adorais la rendre folle et lui lancer des remarques chaque fois que l'occasion se présentait à moi. Et  si elle ne se présentait pas, je la créais : c'était un éternel conflit, mais qui n'en était pas tout à fait un. Parce qu'au fond, j'aimais bien sa répartie, son petit sourire en coin quand elle me répondait. Je n'avais pas eu beaucoup de relations, quelques coups d'un soir et deux relations longues, dont l'une remontait au lycée, je n'aimais pas beaucoup dépendre de quelqu'un et mes études me prenaient énormément de temps. J'avais besoin de liberté, de grands espaces et j'avais l'affreuse sensation qu'une relation amoureuse finissait toujours par étouffer l'un ou l'autre de ses acteurs.

               - C'est quoi ce bouquin que tu tiens ? Encore une daube, j'imagine...

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Rosie Drapper
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MessageSujet: Re: every breath you take. Rosie & Harvey   Lun 11 Nov - 15:49

Rosie avait fuit la maison toute la journée, préférant la compagnie de Darcy à celle de son frère. Les deux jeunes femmes avaient partagé un long déjeuner à l’Orchestria Café, bavardant de leur vie, de mode ou de leurs souhaits pour leurs vies futurs. Si elles s’avéraient différentes sur de maints aspects, elles partageaient toutefois de rares mais grands points communs. Le déjeuner s’était donc éternisé après de longues discussions mais hélas lorsque quinze heure sonna, Darcy dut quitter Rosie pour travailler. La brunette erra alors dans les rues de Kingston, faisant un tour par la friperie, la pâtisserie, mais surtout alla se réfugier dans la librairie. Là-bas l’attendait son univers préféré : celui des livres. Contes et romans lui permettaient de s’évader, de sortir de son quotidien qui pouvait s’avérer décevant comparer à ses univers incroyables. Grande littérature comme polar, elle lisait tout, dévorait aussi toujours plus vite chaque livre qui lui tombait entre les mains, s’en imprégnant, s’en inspirant, vivant quasiment l’histoire à la place des personnages. Elle se disait souvent qu’elle aurait aimé pouvoir réécrire sa propre histoire, en être l’auteur et plus l’acteur, mais la vie était telle qu’elle était prisonnière de sa destinée. Rosie erra à travers les rayons un certain temps, s’arrêtant le temps de lire un chapitre ou d’étudier des quatrièmes de couvertures. Ses bras, chargés de livres, ne furent libérés que par l’aide d’un sympathique garçon qui lui donna un panier auquel Rosie répondit par un joli sourire, mais qu’elle fuit aussitôt. Se dissimulant derrière des étagères croulantes, elle attrapa un livre qu’elle ouvrit et dont elle commença à lire les premières lignes. Toutefois une voix étrangement familière résonna non loin d’elle. Rosie décida de ne pas relever la remarque et de l’ignorer. Harvey ne lui gâcherait pas ce moment privilégié. Pourtant le jeune homme semblait bien décidé à continuer son petit jeu, en dénigrant les choix de la jeune femme. Elle se racla la gorge et d’un air supérieur entonna. « Quand tu seras capable de lire du Camus, tu pourras me faire signe. Pour le moment, je te prierai de me laisser seule. » Elle pinça les lèvres, et plongea son regard noir dans celui du jeune homme. Elle aurait le dernier mot, elle ne laisserait pas ce suppôt de Satan au sourire charmeur la déstabiliser. Elle attrapa son panier puis fi volte-face pour s’enfoncer un peu plus dans le magasin. Elle savait pertinemment qu’il la suivrait ce qui lui arrachait un sourire de satisfaction. Qu’il était prévisible le jeune Harvey. « D’ailleurs, tu n’as toujours rien de mieux à faire que de me suivre à la trace ? Comme, peut-être… Aller lécher les fesses de mon père par exemple ? »

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MessageSujet: Re: every breath you take. Rosie & Harvey   Lun 11 Nov - 17:27


Every breath you take

Rosie & Harvey

Elle était toujours aussi imbuvable. Il y avait quelque chose chez cette fille qui me donnait envie de la tuer, et de la déshabiller, là, tout de suite, maintenant. Et j'étais constate ment tiraillé entre ces deux envies totalement contradictoires et aussi puissantes l'une que l'autre. Mais on était dans une librairie, et j'avais plutôt intérêt à me tenir. Après m'avoir ignoré, elle me lança donc une de ses dorénavant célèbres répliques et un de ses regards noirs dont elle seule a le secret puis elle s'éloigna. Je ne fis pas de réflexion sur Camus, j'adorais Camus, mais j'attendais un moment plus propice pour faire éclater en mille morceaux la vision erronée qu'elle semblait avoir de moi. Une manière plus souple de lui faire comprendre qu'elle s'attaquait malheureusement à plus fort qu'elle. Ce n'était pas avec moi qu'elle allait garder son petit air supérieur de petite bourgeoise, mais je la laissais faire. Et la suivais quand même... Un peu malgré moi.

Elle fit une remarque cinglante à propos des fesses de son père et je ne pus que laisser échapper un petit rire narquois.

- Et toi, t'es pas en train de lui réclamer du fric parce que tu peux rien faire par toi-même ?


Et toc ! Me dis-je intérieurement, celle-là, elle l'avait mérité. Non mais. Rosie vivait en effet toujours chez ses parents, je ne connaissais ni les tenants ni les aboutissants de cela, mais je prenais plaisir à le lui rappeler. Je la toisais donc, comme elle avait l'habitude de le faire avec moi, prenant un petit air supérieur, presque hautain, tout simplement détestable.

- Pas très agréable hein comme attitude ? Tu sais, si tu commençais par être un peu plus agréable avec les gens, peut-être qu'ils le seraient un peu plus avec toi. Puis peut-être que tu trouverais quelqu'un qui te supporterait, ça serait plutôt chouette non ?

Bon d'accord, c'était gratuit. En vérité, il y avait bien des fois où j'étais pire qu'elle et elle devait finalement être mieux entourée que moi. Mais plutôt mourir que de l'avouer. Je ne me sentais jamais méchant avec elle, parfois cynique, parfois cassant, mais jamais méchant, parce que je n'en avais jamais l'intention. C'était étrange, je pouvais lui balancer les pires horreurs, mais je ne me sentais pas coupable, parce que je n'avais aucun intention de la blesser, et je savais qu'elle partageait avec moi ce besoin incomparable de s'engueuler.

- Enfin, c'est de bonne guerre, Camus disait qu'il n'y avait que la haine pour rendre les gens intelligents, donc si tu peux rendre service.

Dis-je, avec un air intello insupportable qui avait le pouvoir de déclencher la troisième guerre mondiale.


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MessageSujet: Re: every breath you take. Rosie & Harvey   Mar 12 Nov - 12:04

Rosie aurait aimé à l’instant lui mettre une claque. Pour le bruit, le toucher, le geste. Pour cet acte grandiloquent qui aurait effacé sur son passage ce sourire détestable qui s’affichait sur le visage d’Harvey, pour laisser place à des traits déformés par l’effroi avec en leur centre une bouche en O. Elle aurait aimé voir ce visage se tordre plus de surprise que de douleur, ce bruit sourd retentir dans toute la librairie, sa joue rougir sous le coup. Mais Rosie préférait les mots durs et les maux doux que lui infligeaient Harvey. Elle préférait leurs engueulades incessantes et leur éternelle scène insensée. Elle préférait ce petit jeu méchant à un quelconque geste trop brutal, trop impulsif, trop direct. Ces mots étaient son terrain de jeu qu’elle tentait inlassablement de toujours mieux maîtrisé. Se plaçant donc face au jeune homme, poings sur les hanches et regards menaçant, elle s’offusqua. « Je te signalerais mon mignon que J’AI un travail à la Flatters Bakery ! » Rosie souffla d’exaspération, montrant au beau brun à quel point il la désespérait. Mais il pouvait bien dire ce qu’il voulait, il ne l’atteindrait pas. La jolie brunette en avait connu des plus coriaces et tout cela : ces prises de têtes constantes et ces piques lancées au détour d’une pseudo-conversation n’étaient qu’un divertissement pour la jeune femme. Affichant un air supérieur, la jeune femme croisa les bras sur sa poitrine, patientant que la petite leçon d’Harvey se finisse –petite leçon qui n’avait strictement aucun impact sur Rosie. « Parle pour toi Harvey. Malgré ce que tu penses, j’ai des amis. Et qui m’apprécie pour ce que je suis. » Elle se racla la gorge. « Mais il est clair que je ne t’apprécie pas. » Avec un petit sourire satisfait, elle plongea ses yeux dans ceux d’Harvey, attendant les représailles. Si le souvenir de l’avoir embrasser aurait pu la faire rougir, ce qui la mettre la plus mal à l’aise était l’idée qu’elle avait envie de recommencer. Harvey avait la capacité à la repousser et à l’attirer tout à la fois. Mais Rosie connaissait trop les hommes pour se laisser fourvoyer : elle avait déjà été blessée une fois, elle ne laisserait pas cela arriver une seconde fois. Elle devait se souvenir du pacte, de son propre pacte qu’elle avait fait avec sa personne, celui de ne plus jamais tomber sous le charme d’un garçon faussement bien intentionné. Et malgré ces répliques cinglantes, c’est bien ce à quoi ressemblait Harvey. Un garçon bien sous tout rapport, un homme ambitieux mais attentionné, brillant mais doux. Ce qui ne faisait qu’accentuer l’animosité de la jeune femme. « Je préfère le prendre comme un compliment vois-tu. » dit-elle en se rapprochant sensiblement du jeune homme. « Et puis, il faut bien qu’un de nous deux relève le niveau sinon… Qu’on soit clair : ce n’est pas toi. » Leurs corps étaient maintenant si proches que quelques centimètres les séparaient. L'électricité était palpable dans l'air : mais était-ce du à l'hostilité de leur discours ou à une autre raison ? Rosie était partagée entre ces deux émotions qui se mêlaient, se percutaient en elle, créant un chaos sans nom. « Comme disait Camus : la bêtise insiste deux fois. On dirait que celle ci s'applique à toi. Qu'attends tu pour partir ? »

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